LE SPECTACLE

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Joblard veut se foutre à l’eau, ce qui ne veut pas dire qu’il va arrêter de boire. C’est pour ça qu’il est là, face à nous, à faire le bilan de sa vie en attendant d’avoir le courage de rejoindre les canards une bonne fois pour toutes.

« Je m’appelle Joblard. Etienne Joblard. Mais tout le monde m’appelle Joblard, enfin pour ceux qui m’appellent encore.
Parfois j’ai le droit à du Joblard Etienne sur des courriers que je me garde bien d’ouvrir. Les enveloppes à fenêtre ça n’ouvre que sur des emmerdes. Bref, je suis un type dont le passé pollue le présent et qui n’a pas d’avenir.

« Né par hasard et mort comme un con ».  Belle épitaphe !

A une époque, c’est vrai, j’avais le vin gai. Je traînais dans tout ce qui se faisait de bars branchés et j’avais même ma petite réputation comme rigolo. On se poussait du coude avec un grand sourire quand je me radinais pour l’apéro :

– Tiens v’là Joblard, qu’est-ce qu’il va nous inventer comme connerie encore ? »

Mais l’arrivée de Grand Max va raviver sa soif, et son envie de boire va l’entraîner dans une succession surréaliste de déboires.
Repartir à la conquête de sa « Chôse », son amour perdu, avec sur sa route des mafieux russes, des flics français, des macchabés, mais aussi une belle brochette de clampins.
On a beau vouloir en finir avec la vie, c’est toujours elle qui a le dernier mot.

« Pour un type qui avait décidé de baisser les bras, je trouve que je commence à avoir des journées chargées ! »

 

C’est l’histoire qu’il vient nous narrer…

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